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Tout savoir sur la déperdition thermique

 

Déperditions thermiques

On appelle déperdition thermique la perte de chaleur qui se produit dans une habitation. Le plus souvent, elle est la cause d’une mauvaise isolation thermique. En général, son impact sur votre consommation énergétique sera beaucoup plus important que celui de la performance thermique de vos équipements de chauffage (chaudières, poêles, pompe à chaleur…). Ainsi, trouver les causes et les traiter est primordial.

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Connaître les causes de la déperdition de chaleur

Il est important de connaître les points faibles de son logement, ce qui permet de savoir vers quels types de travaux se tourner pour optimiser la qualité thermique de celui-ci. Il existe à cet égard de nombreuses sources de déperdition de chaleur dans la maison. Parmi ces sources, les plus importantes sont : le toit, les murs, le renouvellement de l’air, les vitrages, le plancher bas et les ponts thermiques.

Le toit : un tiers de chaleur perdue

En matière de déperdition thermique, le toit représente le premier point faible d’un logement. Il est la source de près de 30% des pertes thermiques. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : sa forte surface de contact entre l’intérieur et l’extérieur ; son exposition au vent ; le fait que la chaleur produite dans l’habitation a tendance à monter. Les toitures sont sources de déperdition de chaleur à plusieurs niveaux : manque d’isolation du dernier plafond, défaut d’isolation des combles et des sous-pentes, fuites d’air entre les tuiles. L’isolation de la toiture est d’ailleurs l’opération de rénovation énergétique la plus recommandée par les professionnels.

Les murs : un quart de chaleur perdue

Les murs suivent de près le toit dans les pertes de chaleur. De manière générale, en France, les murs sont plutôt mal isolés, avec simplement une fine isolation par l’intérieur, alors qu’il est nécessaire de disposer d’une forte épaisseur, idéalement à l’extérieur.

Les fuites d’air et le renouvellement de l’air : un cinquième de pertes

Les fuites d’air peuvent être nombreuses dans une maison, et souvent mal prises en charge par les artisans et constructeurs ; elles proviennent des cheminées, hottes, serrures, gaines électriques ou encore huisseries. Elles représentent à elles seules l’équivalent d’une fenêtre restant grande ouverte toute la journée.

Les vitrages : environ 15% de chaleur perdue

Finalement, les vitrages ne se placent qu’en quatrième position de ce classement des sources de déperdition thermique dans une habitation ; en effet, aujourd’hui en France, les fenêtres répondent à des critères de fabrication exigeants, avec des processus bien maîtrisés, ce qui leur confère généralement une assez bonne performance.

Le plancher bas : environ 10% de chaleur perdue

Cette cause de déperdition de chaleur concerne principalement les maisons anciennes, car le plancher bas est de mieux en mieux traité actuellement. Si les pertes sont certes peu élevées, elles participent néanmoins à une sensation d’inconfort et de sensation de froid. Par reflex on aura tendance à augmenter le chauffage et donc la consommation énergétique.

Les ponts thermiques : environ 5% de chaleur perdue

Le pont thermique désigne une zone qui se trouve en contact direct avec l’extérieur, sans qu’aucune isolation ne vienne faire tampon ; il s’agit par exemple du plancher de l’étage, qui s’appuie sur les murs extérieurs.

Mesurer le niveau de déperdition thermique

Il existe des moyens faciles de calculer les déperditions thermiques dans un logement. Les deux plus importants sont le bilan thermique et la caméra thermique.

  • La méthode du bilan thermique: elle consiste à calculer le bilan thermique d’une pièce ou de l’habitation dans son ensemble. Ce calcul inclue le volume à chauffer en m3, la différence entre la température intérieure et extérieure et le coefficient G, lequel mesure la puissance de chauffage nécessaire pour un volume donné. Le résultat est un nombre compris entre 0,4 et 1,5 : plus ce chiffre est élevé, plus le logement est mal isolé.
  • La méthode de la caméra thermique: elle consiste à utiliser un thermograme qui va détecter les pertes de chaleur, les ponts thermiques et les défauts d’isolation du logement.

Agir sur les causes

Une fois les points faibles de l’habitation connus, il est possible d’agir dessus. Selon la nature des problèmes on pourra :

Isoler le toit

La première action consiste à isoler le toit, première cause des déperditions de chaleur. Pour cela, plusieurs solutions existent : si les combles sont accessibles, on peut les isoler avec des fibres minérales et végétales ; si en revanche elles ne sont pas accessibles, il faut inclure ces mêmes fibres par le toit ou bien à l’aide d’une trappe. Il est également conseillé d’isoler les planchers des étages, pour faire en sorte que la chaleur monte moins et donc s’échappe moins.

Isoler les murs

La meilleure isolation est constituée par une isolation thermique par l’extérieur. Lors de la construction même du logement, il est possible de jouer sur l’épaisseur des murs.

Isoler les ouvertures

Pour les fenêtres, volets et portes, il est recommandé de choisir du double voire du triple vitrage ainsi que des matériaux dotées de hautes qualités isolantes comme le bois, l’alu, le PVC. Une meilleure isolation thermique permet en outre de bénéficier d’un meilleur confort acoustique et de valoriser son patrimoine immobilier. Il existe également des isolants spécifiques comme le joint de fenêtre, la mousse expansive ou encore le rideau isolant froid et chaleur. Une porte d’entrée à haute performance énergétique permet de diminuer la consommation énergétique.

Restreindre les fuites d’air

Si l’aération de la maison ne doit pas être empêchée, il faut limiter au maximum les petites déperditions de chaleur qui peuvent se produire un peu partout dans l’habitat : calfeutrage, joints, mortier ou encore injection de mousse polyuréthane sont alors recommandés.

Isoler le sol

Une bonne isolation thermique du sol passe généralement par la réalisation d’un vide sanitaire, qu’il soit ou non accessible. Pour préserver une bonne acoustique, il faut faire attention à poser l’isolant sous le revêtement.

Réduire les ponts thermiques

L’idéal est une isolation par l’extérieur. Une autre possibilité consiste à renforcer les planchers au moyen de béton cellulaire et de dalles flottantes. Une solution de chauffage au sol est également intéressante.

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