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Tout savoir sur l’isolation répartie

isolation répartie

L’isolation répartie fait partie, avec l’isolation par l’extérieur et l’isolation par l’intérieur, des principales méthodes d’isolation thermique disponibles. Sa particularité est de ne pas nécessiter de matériaux isolants supplémentaires. En effet, ce sont les matériaux utilisés pour le gros œuvre qui vont servir d’isolant. L’isolation répartie est très efficace. Elle est rapide à réaliser (plus besoin de la phase isolation), réduit la quasi-totalité des ponts thermiques et limite les risques d’humidité et de condensation. Si son prix est légèrement plus élevé que celui des autres types d’isolation, les différentes aides disponibles permettent de le réduire significativement.

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Qu’est-ce que l’isolation répartie ?

Aussi appelée ITR, il s’agit d’une technique qui combine le gros œuvre et l’isolation thermique afin d’obtenir un seul matériau à double fonction : devenir à la fois isolant et porteur. C’est ce qu’on appelle les « monomurs ». L’isolation thermique répartie convient particulièrement aux constructions neuves et aux extensions, elle doit être mise en place dès le début des travaux de construction. Aucun autre isolant n’est nécessaire. Deux types de matériaux sont utilisés : les monomatériaux et les plurimatériaux.

Ce type d’isolation offre un bon confort en hiver tout comme en été, mais son installation doit respecter les normes RT2012 en vigueur ; tous les matériaux utilisés doivent être 100% recyclables. Étant donné que la pose implique souvent des techniques complexes, il est préférable de s’adresser à un professionnel pour ces travaux.

Les matériaux utilisés

Deux types de matériaux sont utilisés pour l’isolation répartie : les monomatériaux et les plurimatériaux.

Les monomatériaux :

Ils sont nombreux, les plus utilisés sont :

  • La brique en terre cuite alvéolaire : composée d’argile et de terre, des adjuvants lui sont ajoutés pour la rendre plus poreuse. Elle constitue un régulateur thermique efficace, mais convient moins aux régions très froides.
  • Le béton cellulaire : ce bloc est composé de ciment, de sable et de chaux auxquels on ajoute de la poudre d’aluminium. Ce dernier élément, en libérant de l’hydrogène, permet à la matière de gonfler et de former des pores apparents. Comme il est hydrophile, il est important de le recouvrir d’une substance hydrofuge (synthétique).
  • Le béton léger : ce bloc est fabriqué avec des granulats de pierre ponce additionnés à du ciment. Facile à fabriquer et à installer, il constitue un bon choix pour combiner inertie et isolation.

Les plurimatériaux :

Ils concernent particulièrement les habitations dont la structure est à ossature bois. Celle-ci est alors remplie d’un matériau comme le fibre de terre ou des blocs moulés de chaux et de chanvre. Vous pouvez aussi installer une couche d’isolant entre deux matériaux porteurs, habituellement des blocs de béton ; c’est ce qu’on appelle alors un « mur sandwich ».

Les avantages et inconvénients de l’isolation répartie

L’isolation répartie a plusieurs avantages :

  • La simplicité: vous n’avez pas à effectuer de travaux supplémentaires après la construction.
  • Une meilleure étanchéité : contrairement à l’isolation par l’intérieur ou encore l’isolation par l’extérieur, l’isolation répartie permet de limiter le risque d’une faiblesse d’étanchéité à l’air (qui peut se produire lorsqu’on additionne une matière isolante à une paroi). Les monomurs atteignent généralement un niveau d’étanchéité se situant entre 0,2 ou 0,3 m³/ (h.m²) pour une norme à 0,6.
  • Réduction des ponts thermiques : ce procédé réduit les ponts thermiques et limite la déperdition de chaleur.
  • Un logement plus sain : c’est un excellent procéder pour lutter conte l’humidité, les moisissures et la condensation. Les matériaux qui sont employés doivent assurer une parfaite étanchéité de l’air (billes d’argile expansée, par exemple).
  • Des matériaux sûrs : la qualité de l’air demeure préservée, surtout lorsqu’on utilise comme matériau des briques en terre cuite (garantie anti émission de COV).

L’isolation répartie a cependant quelques inconvénients :

  • La nécessité d’un certain niveau d’expertise: la pose de ce type d’isolation exige de l’expérience et de la vigilance ainsi qu’une supervision rigoureuse du chantier.
  • Un prix assez élevé: dépendant des matériaux utilisés, son prix est parfois plus élevé que celui des autres procédés d’isolation. 

Prix de l’isolation répartie

Tout dépend du matériau isolant que vous aurez choisi pour votre isolation ; de plus, vous noterez que les différents artisans et professionnels que vous consulterez ne demandent pas tous les mêmes tarifs. Par exemple, si vous préférez utiliser des briques en pierre ponce ou en terre cuite, le budget à prévoir sera d’environ 40 à 50 euros par mètre carré. Le béton cellulaire constitue l’option la plus économique (2045 euros par m².), tandis que, pour un bloc de type monomur, vous devrez débourser environ 80 euros par mètre carré.

Des aides financières qui font la différence

Quand il est question de travaux d’économie d’énergie plusieurs aides financières sont possibles : le dispositif du crédit d’impôt écologique pour l’isolation thermique, les subventions de l’ANAH, la prime rénovation énergétique. Sans oublier la panoplie de primes locales qui peuvent vous permettre de réduire votre investissement jusqu’à 50%.

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