Les Travaux

La prime énergie pour l’isolation thermique

Prime isolation thermique

L‘isolation thermique d’une habitation rentre dans le cadre des projets de rénovation énergétique. Elle est donc éligible à la prime énergie, sous réserve de choisir un isolant dont les caractéristiques techniques correspondent aux normes définies pour ces travaux. Plusieurs aides gouvernementales peuvent être obtenues en même temps que la prime énergie afin de financer ces projets.

La prime énergie : un encouragement financier pour la rénovation énergétique

Depuis 2006, le gouvernement a créé le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE ou C2E, exprimés en kWh CUMAC) qui définit pour les fournisseurs d’énergie (les obligés) des objectifs annuels à atteindre. Afin de cumuler ces C2E, les obligés incitent les particuliers (les éligibles) à réaliser des travaux de rénovation énergétique. Une fois ces travaux achevés, ils versent une subvention, appelée la prime énergie, aux éligibles. En contrepartie, ils sont crédités d’un certain nombre de kWh CUMAC lié notamment au type d’opération et à la localisation du domicile. Le montant de la prime dépend du contrat signé entre les deux parties et de la nature des opérations réalisées (isolation thermique, équipement de production d’eau chaude et/ou de chauffage…). Lors de ce partenariat, les fournisseurs d’énergie aident les particuliers à s’inscrire, avant même la signature des devis et à remplir les documents administratifs. Si les obligés n’atteignent pas les objectifs fixés dans le temps imparti, ils doivent payer une compensation au gouvernement.

Isoler thermiquement permet de réduire les pertes d’énergie

Grâce à une bonne isolation thermique, on diminue les déperditions énergétiques qui ont lieu notamment par le toit et les murs. L’isolation des planchers est souvent négligée mais elle permet également de réduire ces pertes et améliore le confort thermique. Les méthodes d’isolation diffèrent selon la localisation des travaux :

  • murs et plafond des combles : on les isole par l’intérieur ou l’extérieur. La méthode par l’intérieur est plus utilisée car elle est facile à mettre en œuvre et économique (entre 25 et 55 €/m2). L’isolation par l’extérieur requiert d’enlever la couverture du toit. Elle est techniquement complexe et son prix varie entre 95 et 160 €/m2.
  • murs (hors combles) : l’isolation par l’intérieur (avec ossature, par pose de panneaux ou insufflation) revient entre 30 et 80 €/m2, ce coût incluant matériaux et main d’œuvre. L’isolation par l’extérieur (sous vêture, bardage ou enduit) est plus difficile à réaliser mais offre de meilleurs résultats. Son prix global varie entre 190 et 460 €/m2.
  • sol et planchers : les techniques diffèrent selon la nature du sous-sol et le type de construction (neuve ou déjà existante). On peut isoler au niveau du plafond de l’étage inférieur, poser l’isolant sous le sol, créer un plancher à entrevous, couler une dalle simple ou flottante, isoler les murs de soubassement… Le coût global dépend de l’isolant utilisé (5 à 20 €/m2) et de la technique (chape, plancher à hourdis…) dont le prix varie entre 10 et 60 €/m2.

Des critères techniques à respecter pour obtenir la prime énergie

L’isolant, d’une durée de vie conventionnelle de 30 ans, doit être installé par un professionnel qualifié RGE. Des documents détaillent précisément les caractéristiques requises selon l’endroit où il est utilisé :

  • isolation des combles ou toitures en métropole (BAR-EN-101) : la résistance thermique (R) doit être ≥ à 7 m2.K/W pour les combles perdus et ≥ à 6 m2.K/W en rampant de toiture
  • isolation des combles ou toitures en outre-mer (BAR-EN-106) : R ≥ à 1,5 m2.K/W
  • isolation des murs en métropole (BAR-EN-102) : R ≥ à 3,7 m2.K/W
  • isolation des murs en outre-mer (BAR-EN-107) : R ≥ à 0,5 m2.K/W
  • isolation des planchers (BAR-EN-103) : R ≥ à 3 m2.K/W
  • isolation des toitures terrasses (BAR-EN-105) : R ≥ à 4,5 m2.K/W

Le nombre de kWh CUMAC crédité pour les travaux dépend, en métropole, de la zone climatique du domicile, de l’énergie de chauffage (électricité ou combustible) et de la surface d’isolant. En outre-mer, il est lié au type de logement (maison individuelle ou appartement), à son ancienneté (neuf ou existant) et à la surface d’isolant.

De nombreux dispositifs sont cumulables avec la prime énergie

Les seules aides ne pouvant pas se cumuler avec la prime énergie sont celles de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) comme le programme « Habiter mieux ». Parmi les dispositifs que l’on peut solliciter en même temps que la prime énergie, on peut citer :

  • Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) : valable jusqu’au 31/12/2017, il permet de déduire de l’impôt sur le revenu jusqu’à 30% du total TTC des dépenses engagées pour des travaux de rénovation énergétique après déduction d’éventuelles autres aides reçues. Selon la composition du foyer fiscal, le montant est plafonné par périodes de 5 années consécutives.
  • TVA à taux réduit de 5,5% pour l’installation d’équipements éligibles au CITE
  • éco-prêt à taux 0 : disponible jusqu’au 31/12/2018, sans conditions de ressources, le montant et la durée de remboursement varient selon la nature des travaux
  • aides des collectivités locales (région, département, intercommunalité, commune)