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Utiliser son poêle à bois de façon optimale

Par L’équipe de rédaction

Le poêle à bois fait partie des systèmes de chauffage préférés des Français. Il est performant économique et écologique et est éligible à plusieurs aides à la rénovation. Cependant, pour être sûr de tirer un maximum de profit de votre équipement, il faut en choisir un qui corresponde bien à vos besoins. C’est-à-dire qui possède la bonne puissance, les bonnes dimensions et le bon rendement. Il faut aussi en faire une bonne utilisation ; par exemple, réussir la première mise en route et régler correctement l’intensité de de la combustion.

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Comment savoir quelle puissance choisir pour mon poêle à bois ?

Pour se donner un repère, il est possible de se fier à une règle simple : 1kW pour 30m³. Ce ratio est valable pour une température souhaitée de 21°C, avec une température extérieure de -10°C, et partant du principe que la maison dispose d’une bonne isolation.


Si on préfère rapporter ce chiffre à la surface d’une maison, on peut compter 0,1kW/m² pour une pièce de 2,5m de hauteur sous plafond.


Dans la réalité, le poêle est rarement la seule source de chauffage d’une maison et il ne faut tenir compte que du volume des pièces que l’on souhaite chauffer. Un poêle ne chauffera pas les pièces les plus éloignées comme les chambres, les couloirs ou les salles de bains à l’étage.


Il est toujours préférable de sous-dimensionner son poêle que de surestimer sa puissance. Un poêle contraint de fonctionner en sous-régime a un rendement plus médiocre. De plus, un poêle ne fonctionnant qu’à allure lente provoquera un encrassement du conduit de cheminée et nécessitera des ramonages plus fréquents.

Comment choisir la dimension de mon poêle à bois ?

Pour choisir la bonne dimension pour un poêle, il faut connaître la surface à chauffer et la consommation énergétique de la maison. Il faut donc se demander si la maison est bien isolée et si le poêle est un chauffage d’appoint ou le chauffage principal de la maison.

 

La puissance d’un poêle à bois se situe généralement entre 3 et 12kW. Il faut compter en moyenne 60 à 70W par mètre carré pour un plafond à 2m50 de hauteur.

 

Un poêle de faible puissance disposera généralement d’un foyer plus petit, accueillant des bûches de moindre dimension. Il sera utilisé pour des espaces plus restreints.

 

Un poêle plus puissant conviendra au chauffage d’une grande pièce, les bûches de grande dimension étant plus économiques que les petites.

 

La taille du foyer détermine également l’autonomie du corps de chauffe, qui peut aller de 5 à 12 heures.

Comment calcule-t-on le rendement d’un poêle à bois ?

Le rendement d’un poêle se calcule en comparant l’énergie consommée et la chaleur produite. Un poêle avec un bon rendement consommera peu d’énergie pour fournir une chaleur suffisante.

 

Il est impossible d’atteindre un rendement de 100% parce que la combustion n’est jamais complète. Procéder à une double combustion permet néanmoins d’améliorer fortement le rendement d’un poêle. Les poêles anciens affichent en moyenne un rendement de 50%. Les poêles les plus performants, comme les poêles à granulés récents, peuvent aller jusqu’à 80%.

 

Des aides comme le CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique) ou la prime énergie peuvent être accordées pour l’acquisition d’un appareil proposant un rendement supérieur à 70%.

 

Améliorer le rendement de votre poêle


Le rendement d’un poêle peut être amélioré en veillant à :

 

  • Utiliser du bois bien sec : utiliser du bois avec un taux d’humidité inférieur à 20%. Utiliser un bois contenant 20% d’humidité plutôt qu’un bois d’un taux d’humidité de 40% peut vous faire économiser jusqu’à 30% d’énergie.
  • Optimiser le rechargement: une bonne gestion de l’alimentation en combustible peut également rendre votre poêle plus performant. Il est préférable de recharger plus fréquemment le poêle en bois plutôt que de remplir totalement la chambre de combustion.
  • Choisir une bonne puissance : choisir une puissance adaptée au volume de votre pièce peut également avoir un impact sur le rendement de votre appareil.
  • Entretenir régulièrement votre appareil : pensez également à entretenir régulièrement votre poêle. Videz le bac à cendre et nettoyez la chambre de combustion aussi souvent que nécessaire, effectuez aussi le ramonage du conduit de cheminée deux fois par an.

Comment effectuer la première mise en route de mon poêle ?

Un poêle neuf est revêtu d’une peinture haute température qui provoque une réaction chimique lors des premiers allumages. On peut alors constater un dégagement de fumées ou d’odeurs désagréables. Ce phénomène est tout à fait normal. La peinture a besoin, pour se consolider, d’une réaction chimique appelée réticulation.

 

Les graisses présentes dans les métaux du poêle s’évacuent également lors de la première montée du poêle en température.
Les premiers allumages du poêle doivent être réalisés correctement pour éviter que les fumées et odeurs ne réapparaissent par la suite. Il faut notamment :

 

  • maintenir le poêle allumé pendant 2 ou 3h minimum
  • le charger à la moitié de sa capacité
  • veiller à maintenir la pièce bien aérée
  • laisser les arrivées d’air du poêle moins ouvertes que pour une combustion normale.

 

Il faudra répéter ce processus plusieurs fois, en augmentant progressivement la charge en combustible, avant de pouvoir profiter du poêle à bois à son plein potentiel.

Comment régler l’intensité de la combustion de mon poêle ?

Sur les poêles récents, il est possible de contrôler la production de chaleur en intervenant lors de la combustion. Les entrées d’air sont modulables.

 

Une entrée d’air importante permet une combustion maximale. Si l’on réduit l’apport en oxygène, la combustion est plus lente, le feu tient plus longtemps. Si cette dernière solution peut sembler séduisante pour maintenir le feu pendant la nuit par exemple, il faut l’utiliser avec modération. Une combustion ralentie offre un rendement bien moindre et encrasse l’appareil sur le long terme.

 

Pour réduire la chaleur produite par le poêle, il est préférable de limiter la quantité de bois utilisée plutôt que l’alimentation en air.

 

Sur un poêle proposant une double combustion, une arrivée d’air primaire, située sur la partie inférieure de l’appareil, assure un apport d’air frais avant la combustion. C’est cette entrée d’air que l’on ouvre au maximum à chaque rechargement du bois pour faire monter la température au plus vite.


Une arrivée d’air secondaire, située au-dessus du poêle, permet d’offrir un apport en air chaud après la première combustion, afin de brûler les gaz restants.

conseillers-LPE

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